Souvent évoquée, souvent décriée, l’assurance vie interroge. Alors, en quoi consiste-t-elle réellement ?

L’assurance-vie est un produit d’épargne à la fois simple et complexe. Elle permet de loger au sein de son enveloppe, différents supports d’investissement, tout en permettant d’optimiser la transmission de votre patrimoine.

Allons-y par étapes

Ce n’est pas l’assurance-vie qui fait le rendement mais bien ce que vous décidez de mettre dedans. En effet, l’assurance-vie permettra différents types d’investissements, appelés communément des supports.

Tous les contrats d’assurance-vie ne se valent pas.

En fonction du contrat choisi, vous aurez accès à un univers d’investissement plus ou moins large. Un bon contrat permettra d’investir sur plusieurs centaines de supports divers et variés. (Fonds euros, OPCVM, produits structurés, Private Equity, titres vifs…)

Une fois votre assurance-vie choisie, vous aurez la possibilité de mettre votre argent dans deux tiroirs différents :

1/ Le fonds euro

Le fonds euro d’un contrat d’assurance est la partie prudente de votre contrat. Le capital est garanti et vous bénéficiez d’un « effet cliquet » sur la rémunération de votre fonds euro.

Exemple

Année N : Un placement de 100 est garanti.

Année N+1 : Le placement de 100 a rapporté 2

Année N+1 : Le placement de 102 est garanti

L’effet cliquet verrouille le capital.

 

Malheureusement, les fonds euros rapportent de moins en moins chaque année du fait de leurs compositions (Voir article comprendre le fonds euros).

L’assurance-vie est souvent évoquée comme un produit d’épargne sans intérêt financier. C’est en réalité un raccourci avec la rémunération du fonds euros du dit contrat. Ce qui nous amène à notre deuxième tiroir.

 

2/ Les Unités de Comptes (UC)

Les UC sont des fonds gérés pas une société de de gestion. Chaque fond est une enveloppe composée de titres de sociétés liés à sa politique d’investissement, ce qui amène une multitude d’univers d’investissement.

 

Les UC sont le pilier de la rentabilité de votre assurance-vie

 

De prudent à dynamique, il existe des fonds de tous types, avec des investissements sur toutes tailles d’entreprises, toutes zones géographiques ainsi que tout secteur. Tout le monde peut donc s’y retrouver à condition de s’y intéresser ou d’être conseillé dans le choix de ses supports.

Un conseiller en gestion de patrimoine vous aidera à construire une allocation (Ensemble de supports) diversifiée et cohérente avec votre niveau de risque, pour aller chercher le meilleur couple rendement-risque.

 

Quelle est la fiscalité de l’assurance-vie ?

 

1/ Les rachats

Lorsqu’on récupère partiellement ou totalement de l’argent de son assurance-vie, on effectue ce que l’on nomme des rachats. Ces derniers, composés d’une majorité de capital et d’une part de plus-values (Gains du contrat), se verront soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU ou Flat Tax) de 30% sur la seule partie des plus-values.

Décomposition Flat Tax : 12,8% d’impôt et 17,2% de prélèvements sociaux

Après une durée de détention de 8 ans, les rachats bénéficient d’un abattement annuel de 4.600€ pour une personne seule ou 9.200€ pour une personne en couple (Mariée ou pacsée). Ces abattements s’imputent uniquement sur la part de plus-value de votre rachat.

Ils vous permettent ainsi de vous générer des rachats peu ou pas fiscalisés, les prélèvements sociaux ne bénéficiant pas de l’abattement.

 

2/ La succession

Juridiquement, l’argent déposé dans un contrat d’assurance-vie est la propriété de l’assureur, c’est ce que l’on appelle la stipulation pour autrui.

Cet aspect est très important, car cette stipulation va vous permettre en tant que particulier, de bénéficier de la fiscalité successorale du Code des Assurances et non plus de la fiscalité du Code Général des Impôts (CGI).

1/ Fiscalité pour les versements avant vos 70 Ans 

  • Abattement de 152.500€ par bénéficiaire et par assuré
  • 20% de taxation entre 152.500€ et 852.500€
  • 31,25% au-delà

 

Exemple 

M&Mme Tartare souhaitent mettre leurs deux enfants bénéficiaires de leurs contrats.

Cela va donc leur permettre de sortir jusqu’à 610.000€ de leur base taxable à la succession (152 500€*2*2).

 

2/ Fiscalité pour les versements après 70 Ans 

  • Exonération de 30.500€ pour l’ensemble de bénéficiaire
  • Exonération des plus-values

Les enjeux en termes de droits de succession étant importants, il est primordial de réfléchir à la rédaction de votre clause bénéficiaire et de la faire évoluer dans le temps si nécessaire.

 

« La rédaction de la clause bénéficiaire est une arme au service du conseiller en gestion de patrimoine. Bien maniée, elle peut être démembrée pour apporter plus de protection au conjoint tout en optimisant la transmission. »

Nicolas Dadoun, associé gérant Hyperion Capital

 


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